Bénéficiant d’un climat maritime favorable, de sols peu accidentés et faciles à travailler, les territoires de bord de mer du sud de la baie du Mont-Saint-Michel forment un vaste espace de cultures maraîchères.



Les polders


Les zones de polders et de marais blanc produisent carottes, salades, poireaux, ails, oignons, céleris, voire fraises et kiwis dans la région de Cancale.
 
La poldérisation consiste à isoler des terres de l’emprise de la mer au moyen de digues et de les rendre cultivables après les avoir drainées par des canaux.

Suite aux divers travaux de poldérisation, une année était nécessaire pour assécher et dessaler les sols. Ils pouvaient être cultivés deux années plus tard.

A l’origine les cultures céréalières, maraîchères et fourragères occupent les terres.

C’est la vocation première des polders. A la fin du XIXème siècle, les agriculteurs se tournent vers l’élevage.

Le cheptel, bovins, chevaux et porcs, ne cesse d’augmenter. Le maïs devient après 1965 la principale culture.

Les paysans cultivent aujourd’hui les céréales, moins contraignantes.

Vue aérienne sur les polders en Baie du Mont-Saint-Michel
Photo : © Marc.RAPILLIARD

Le bocage


En arrière du littoral, de grandes différences entre le bocage normand et breton apparaissent.

A l’est de la Baie, c’est l’élevage bovin sur prairies qui domine. On constate parallèlement une forte présence des chevaux (notamment autour de Dragey).


Plus au Sud et à l’Ouest, côté breton, ce sont les cultures qui l’emportent largement mais il subsiste encore des prairies, notamment sur le marais de Dol.

Ainsi, les paysages de la partie normande de la Baie offrent encore la plupart du temps un aspect bocager traditionnel très vert, particulièrement dans les vallées de la Sée et de la Sélune.

Plus à l’Ouest, le bocage est encore bien préservé sur le massif de Saint-Broladre, pour le reste, les espaces ouverts dominent.

Le bocage littoral et ses haies typiques en baie du Mont-Saint-Michel
Photo : © Cécile.LEFEUVRE