Un peu d’histoire…

Dans l’esprit des parcs naturels nationaux et de la protection des monuments historiques, les premières interventions de l’Etat français en matière d’environnement relèvent d’une logique de séparation entre la nature et sa principale menace, l’homme.

L’objectif était de conserver ou préserver des sites présentant un intérêt général du point de vue artistique, historique, légendaire ou pittoresque.

Désarmé face au manque de connaissances sur la réalité des problèmes, une exclusion stricte des activités et de la présence même des usagers était perçue comme le mode de conservation le plus efficace.


C’est dans cette optique que furent établis en 1930 les sites classés et inscrits (loi du 2 mai 1930), au nombre desquels le Mont Saint-Michel dès 1935.


Les sites classés en Baie du Mont-Saint-Michel

Aujourd’hui, 18 000 ha dont 12 500 ha sur le DPM et 5500 ha sur le domaine terrestre sont classés.

Le Mont Saint-Michel depuis le site classé du jardin des plantes d’Avranches
Photo : © Cécile.LEFEUVRE

Les contraintes imposées aux propriétaires par le classement consistent en une prohibition stricte de tout aménagement et construction sauf autorisation spéciale du Ministère de l’Environnement.

L’administration chargée de l’instruction des dossiers est la Direction Régionale de l’Environnement.

Il aura fallu attendre 50 ans pour parvenir à une reconnaissance de l’ensemble de la Baie en tant qu’unité naturelle et culturelle par l’UNESCO.

Le site classé de la Chapelle Sainte Anne en Baie du Mont-Saint-Michel
Photo : © Marc.RAPILLIARD